Vivre comme un local : le projet F.O.P va ouvrir un hôtel ‘diffus’ à Bethléem

Un nombre croissant de voyageurs est à la recherche d’expériences authentiques : ils souhaitent s’éloigner des grandes chaines hôtelières et s’immerger dans la culture, la cuisine et les attractions touristiques locales.

Un projet appelé « Future of Our Past » (F.O.P) travaille pour rendre les vacances différentes et passionnantes.

Les villes deviennent des hôtels

L’idée qui est au cœur du projet est que les meilleurs logements qu’offrent les villes de la Méditerranée sont les maisons et appartements des résidents.

Afin d’encourager un tourisme qui profite aux communautés locales, F.O.P a mis en place une approche nouvelle à Bethléem : c’est dans cette ville palestinienne que le projet développe actuellement un hôtel « diffus ». Dans ce type de structures réceptives, les chambres ne se trouvent pas dans un même bâtiment mais sont réparties au sein de différents édifices. « Le projet a déjà identifié 18 maisons, appartements et chambres qui sont actuellement en phase de restructuration », explique Simone Bozzato, le coordinateur scientifique de F.O.P. « La capacité d’hébergement totale de l’hôtel, qui sera ouvert durant la première moitié de l’année 2016, est de 70 lits », ajoute M. Bozzato.

La gestion unifiée est un critère clé des hôtels diffus. Dans le cadre du projet F.O.P, « le centre d’information touristique de Bethléem servira de lieu d’accueil et de réception pour les clients de l’hôtel », précise un représentant du partenaire palestinien, le collège universitaire Dar Al-Kalima.

Le concept d’hôtel diffus est né en Italie où cette nouvelle forme d’hospitalité a permis de revigorer, voire de sauver, des villages anciens.

C’est pour raison que le projet F.O.P entend appliquer l’expérience conduite à Bethléem à d’autres villes palestiniennes. A cet égard, une visite du futur hôtel diffus a été récemment organisée pour des maires, dirigeants d’entreprise et représentants du réseau « Les plus beaux villages de Palestine ».

« Nous avons adoré vivre au contact des habitants avec leurs chiens et leurs cordes à linge. De vraies scènes de la vie quotidienne ! », déclarait il y a quelques années Barbara Saks – une touriste australienne qui a séjourné à Alberobello, un petit village de la région des Pouilles en Italie – dans un article du New York Times.

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